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Juil
01

Elevage

 

a)         Caractéristiques générales :

La région de Kédougou constitue à bien des égards une zone privilégiée pour le développement des activités pastorales. On pratique dans la région  03 (trois) types d’élevage à savoir : le semi-intensif, l’extensif  et le mixte. Le secteur occupe une place importante dans l’économie régionale en contribuant à hauteur de 20 % dans la part du secteur primaire à la formation du PIB régional. Elle compte deux zones écologiques dans lesquelles s’y sont adaptées les différentes  races de ruminants domestiques. La répartition de ces races d’animaux en fonction des zones écologiques est comme suit :

ØDans la zone sahélo-soudanienne : le Djakhoré et le waralé,

ØDans la zone soudano-guinéenne : le taurillon Ndama, le mouton et la chèvre Diallonké.

b)         Les potentialités :

D’une manière générale les potentialités de l’élevage sont constituées par les éléments suivants :

Ø  Les pâturages naturels exploitables, représentant 16 % du territoire régional,

Ø  L’existence  d’importantes quantités de graines de coton et de résidus de récoltes céréalières non valorisés,

Ø  Les qualités de rusticité de la race ndama et de sa trypanotolérance,

Ø  L’existence de races adaptées aux différentes conditions écologiques,

Ø  La disponibilité de l’eau et du fourrage en hivernage,

Ø  La disponibilité  d’un marché  extérieur pour la race ndama et  l’amorce d’une dynamique organisationnelle des éleveurs.

Ø  Le potentiel laitier de nos bovins reste modeste 2litres/jour/animal,

Ø  L’aptitude bouchère est assez importante. En effet dans certaines exploitations le gain moyen  quotidien (GMQ) atteint 1,4 kg chez les bovins et 150g chez les petits ruminants avec un rendement à la  transformation variant de 50 à 55%,

Le tableau ci-dessous permet d’estimer l’importance du cheptel dans la région :

Espèces

Nombre

Bovins

51 000

Ovins

17 000

Caprins

23 000

Equins

       20

Asins

     300

Volaille

-

Source : SDSV Kédougou, 2009

c)             La production de viande

La production de viande au niveau régional est peu importante à cause de la faiblesse des abattages. En moyenne 1,5 % des bovins et 1,6 %  des petits ruminants sont abattus annuellement. Le poids des  animaux abattus varie en fonction des différentes catégories comme le montre le tableau ci-après.

Tableau 4 : Le poids moyen des animaux abattus :

Catégories d’animaux

Poids moyen (kg)

Taureaux

98,82

Bœufs

94,45

Vaches

79,67

Veaux

54,45

Ovins

12,32

Caprins

10,10

 

            Source : Service Régional de l’Elevage « octobre 2007 »

Le poids total des abattages contrôlés et les abats s’élève environ à 548.300 Kg. On note une augmentation de la consommation per capita qui a atteint 7,45 Kg/hbts/an. Sur les 7 745 animaux abattus au cours de l’année 2007 et contrôlés officiellement, les taux d’abattage en fonction des différentes catégories sont donnés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 5 : Le taux d’abattage

Catégories d’animaux

Taux d’abattage (%)

Taureaux

3,71

Bœufs

2,65

Vaches

13,14

Veaux

3,07

Ovins

23,88

Caprins

53,56

 

            Source : Service Régional de l’Elevage « octobre 2007 »

d)           Les contraintes :

En amont,  les contraintes sont liées à l’insuffisance d’agents  vétérinaires et la difficulté d’accéder aux produits vétérinaires. Les principales contraintes qui freinent le développement de l’élevage sont :

Ø  L’insuffisance des points d’eau pour l’abreuvement du bétail,

Ø  La destruction des pâturages naturels par les feux de brousse,

Ø  Le manque d’organisation de la commercialisation,

Ø  Les conditions d’octroi de crédits non adaptées,

Ø  L’insuffisance des moyens en personnel et logistique,

Ø  Le caractère extensif de l’élevage qui fait qu’on a des performances en deçà des potentialités zootechniques du cheptel (productivité faible),

Ø  Le système de commercialisation du bétail et de la viande offre des débouchés      aléatoires et très peu rémunérateurs. En effet, la vente des animaux est faite à l’estimation et non au poids, la qualité n’est pas rétribuée,

Ø  Les établissements de transformation conforme aux normes admises sont insuffisants,

Ø  Le manque d’équipements de collecte, de conservation et de traitement de lait,

Ø  L’importance du vol de bétail.

 

 

 

 

 

 

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