Les activités agricoles contribuent à hauteur 60% à la constitution de la part du secteur primaire dans la formation du PIB régional et mobilisent plus de 80% des actifs. A cet égard, le secteur constitue l’activité économique dominante dans la région.

a)         Caractéristiques générales :

Le système agricole est caractérisé par la culture itinérante sur brûlis, tournée d’une manière permanente vers la conquête de nouvelles terres de culture. Une telle pratique a des conséquences néfastes sur l’environnement en général, sur le peuplement forestier en particulier.

b)         Production :

La production du coton occupe généralement près de 40% des superficies cultivées ce qui crée les conditions favorables au développement agro-industriel avec la mise en service d’une usine d’égrenage de la SODEFITEX dans la zone.

Les produits vivriers tels que le maïs, le mil, le sorgho, le riz et le fonio sont les principales céréales cultivées dans la région. Les cultures céréalières occupent plus de 60 % des superficies emblavées.

Ø  Espace de production

Le graphique ci-après permet d’observer l’évolution des superficies cultivées dans la région de Kédougou de 1999 à 2008.

Graphique 1 : Evolution des superficies totales cultivées (ha)

Sources : Statistiques agricoles(DAPS/Dakar/DAPS/DRDR/TC)

 

 

Les superficies totales cultivées sont en moyenne de l’ordre de 12 140 ha par an (pourcentage de surfaces occupées par rapport à la superficie des terroirs si possible). Cependant, elles varient au cours des années avec un maximum de 19 947 ha en 2000 et un minimum de 7 030 ha (1998). De manière générale, l’évolution des superficies cultivées se fait en dents de scie.

Depuis un certain nombre d’années, on constate de plus en plus le développement de l’industrie minière dans la région, principalement dans le département de Saraya. Cette expansion s’effectue en général au détriment des superficies cultivables.

Ø  Les différentes productions des principales spéculations :

L’évolution des productions agricoles en tonnes se présente comme suit dans le tableau ci-après :

ANNEES

Coton

Maïs

Fonio

Sup(ha)

Rdt(kg/ha)

Prod(t)

Sup(ha)

Rdt(kg/ha)

Prod(t)

Sup(ha)

Rdt(kg/ha)

Prod(t)

 1999/2000

3 220

1 015

3 400

7 784

1 285

10 001

152

400

61

 2000/2001

4 883

1 132

5 528

4 263

1 200

5 116

726

500

363

 2001/2002

6 034

1 199

7 235

4 663

1 821

8 491

408

590

241

 2002/2003

6 483

1 126

7 300

3 886

1 291

5 017

953

592

564

 2003/2004

7 044

1 122

7 904

9 561

1 743

16 665

520

772

401

2004/2005

5 576

1 043

5 816

6 654

1 976

13 148

1 192

397

473

2005/2006

4 142

1 334

5 525

4 545

2 500

11 363

868

620

538

2006/2007

5 296

1 245

6 594

4 388

1 688

7 407

833

705

587

2007/2008

3 841

1 309

5 028

5 093

910

4 635

745

704

524

2008/2009*

2 300

1 300

2 990

6 616

1 560

10 453

800

750

600

Sources : service DRDR Tambacounda = Prévision de la campagne en cours

Ø  Les cultures de rente sont essentiellement constituées par le coton et accessoirement par le maïs. Par rapport à l’année 2000, les rendements de coton et maïs ont augmenté d’une manière substantielle  en 2008, notamment pour le fonio dont le rendement a presque doublé. Pour certaines spéculations comme le coton, outre une nette progression à  partir de 2000, la production a baissé à partir de 2004 avec une constance avant de tendre à une chute considérable en 2009. En ce qui concerne le maïs, il faut retenir que les tendances se situent entre 10.000 et 7.000 tonnes sauf pour une période de pic notée entre 2003 et 2004 pour revenir à une baisse drastique en 2007.

Ø  Pour les cultures vivrières (fonio et maïs), de 10 062 tonnes en 2000, les productions sont passées à 11 053 tonnes en 2008 avec une hausse très appréciable pour le fonio. Les départements de Salémata et Kédougou détiennent 80 % de la production totale du fonio. Le fonio a subi  une tendance régulière à la hausse sur les huit dernières années.

Il faut souligner que le fonio et le maïs bénéficient présentement de soutien non négligeable de structures d’appui (SODEFITEX, Wula Nafaa/USAID) et de programmes (programme national Maïs, PAMAREF) capables de propulser ses sous-secteurs vers la commercialisation de leur production.

Ø  Comme pour le fonio et le maïs, la production de riz est aussi soutenue par des programmes nationaux d’amélioration de la sécurité alimentaire. Il s’agit principalement du PAPIL et du « Programme Initiative Riz » de l’ISRA avec l’appui technique de la SODEFITEX chargée des opérations de terrain. L’objectif du PAPIL est d’exploiter à termes le potentiel de zones d’irrigation estimé à 600 ha dans la région. Cependant, le niveau de production se situe dans l’ordre de 900 tonnes pour des aménagements de bas-fonds estimés à 300 ha, soit un rendement de 3 T/ha. Il faut noter que la production, à cette étape, est destinée à l’autoconsommation et à la production de semences de qualité.

Ø  Les enquêtes menées sur le terrain,  ont permis d’identifier dans la zone trois pôles de production maraîchère. Il s’agit de :

·      26 GPF appuyés par CARITAS (Salémata)

·      14 GPF appuyés par la Ferme Ecole de Ninéféscha

·      GIE Fédération des Horticulteurs de Kédougou.

Cependant, il n’y a aucune donnée statistique, sur les productions, disponible ni au niveau des services compétents moins auprès des producteurs. Néanmoins, si on se réfère aux produits commercialisés par les membres du GIE des Horticulteurs aux compagnies minières de Sabadola, on pourrait estimer la production commercialisée à 35 kg/semaine. Les spéculations les plus cultivées sont :

·      L’oignon

·      Le gombo

·      L’aubergine

·      La tomate

·      La carotte

·      Laitue

·      Chou

·      Betterave …

La période de production s’étale d’octobre au mois de juin de chaque année. 

c)         Les acteurs et organisations :

En général, les acteurs tentent de s’organiser, souvent en rapport avec ses partenaires, pour mieux prendre en charge leurs préoccupations liées au développement de leur secteur d’activités. Selon le sous-secteur, il a été identifié les acteurs et les types d’organisation dont les caractéristiques sont les suivantes.

Ø   Pour le coton et le maïs

Dans les sous-secteurs du coton et du maïs, les acteurs sont presque les mêmes. Les exploitations forment la base de l'organisation du coton et du maïs. Ils regroupent plusieurs producteurs d'une même famille.

En ce qui concerne le coton, nous notons trois niveaux de structuration :

·      Au niveau village, ils forment une petite structure officielle de la filière coton appelée groupement de producteurs du coton (GPC). Le GCP est représenté par son bureau, et possède, sauf exception, un marché où est regroupé le coton en vue de son transport vers la SODEFITEX.

·      Au niveau départemental, l’union Secteur des Groupement de Producteurs de Coton (US-GPC) est le regroupement des différents GPC. L'US-GPC de Kédougou regroupe 135 GPC. Il rassemble les délégués élus dans les centres (2 délégués par centre), le plus gros producteur de coton du secteur, ainsi qu'une représentante des femmes. En plus, tous les GPC peuvent s'ériger en GIE. Cependant seuls certains le font, de manière à centraliser le crédit ; on en dénombre trois dans la région de Kédougou.

·      Enfin, au niveau national, la fédération nationale des producteurs de coton (FNPC), se trouve à la tête de ces structures et regroupe toutes les US-GPC du Sénégal ; son siège est à Dakar.

En ce qui concerne le maïs, le même schéma organisationnel est maintenu avec deux niveaux d’organisation :

·        L’union des producteurs de maïs (UPM) au niveau départemental qui est constituée par les GIE regroupant les producteurs d’une zone donnée (Salémata, Kédougou et Saraya).

·        L’organisation faîtière qui centralise les activités de la filière est la fédération des maïsculteurs (FMU). Elle est composée par les soixante GIE issus des UPM.

En ce qui concerne la filière fonio, les acteurs impliqués dans les transactions se répartissent en deux catégories: les producteurs et les commerçants ruraux.

Les producteurs/transformatrices non « encadrés »sont souvent des paysannes qui cultivent de petites parcelles de fonio destinées essentiellement à la consommation. Ces femmes commercialisent de petites quantités 1 à 5 kg au marché hebdomadaire pour assurer la dépense quotidienne, et d’autres d’urgences. Elles vendent le plus souvent du fonio décortiqué ou du fonio blanchi non lavé. Cette catégorie commercialise 49% de la production locale destinée au marché.

Les producteurs/transformatrices « encadrés » : ce sont les producteurs suivis ou soutenus par des programmes de renforcement de capacités du projet Wula Nafaa/USAID et de l’Association locale KEOH. 51% de la production locale commercialisée proviennent de ces acteurs. Ils sont mis en relation avec le marché par l’intermédiaire de structures d’appui. Un des objectifs étant de satisfaire le marché et de relever la valeur ajoutée du fonio. Par ailleurs, on remarque une prédominance des femmes issues des groupements de promotion féminine (GPF).

Ils sont alors organisés en réseaux informels pour signer des contrats de production avec des entreprises. Les réseaux ne sont pas structurés sous forme d’organisations communautaires disposant d’un local, d‘équipements de transformation et se retrouvant pour fabriquer des produits commercialisés selon un mode déterminé.

Les producteurs et productrices de chaque village forme un groupement de producteurs (GP) et de transformatrices (GT). Cet ensemble de GP et de GT regroupant plusieurs villages forment un réseau. Il existe alors deux (02) réseaux fonctionnels.

Pour réaliser les actes de contractualisation avec une structure quelconque, c’est le réseau qui s’engage en comptant sur la mutualisation des différentes énergies.

Le président du réseau signe les contrats. La commande est distribuée auprès des différents membres qui, individuellement s’engagent à produire une quantité donnée selon les délais fixés.

Le président est chargé de :

  • La collecte auprès de ses membres,
  • Contrôle de la qualité du produit qui lui est livré ;
  • La coordination avec l’organisme commanditaire pour la livraison, le paiement et la redistribution des ressources au niveau du réseau proportionnellement aux quantités livrées par chaque membre.

Enfin, il faut noter que le niveau d’alphabétisation de ces acteurs est relativement faible (environ 40%) et la main d’œuvre reste dans l’ensemble  caractérisée par  le bénévolat.

Le tableau ci-après permet de synthétiser l’environnement des organisations locales intervenant dans la mise en œuvre des activités des secteurs productifs de notre zone d’intervention. Il est  constaté qu’au niveau des différents secteurs, la plupart des structures se sont formalisées (GPF, GIE) et qui prennent en charge le développement de ces dits -secteurs en collaboration avec d’autres organisations ou/et programmes qui les soutiennent dans cette mission.

Tableau 2 : Analyse des secteurs et des différents acteurs y intervenant :

 

Secteurs

Sous-secteurs

Type d'organisation

Degré de formalisation

Existence de business plan /prog strat

Appuis

ESE  Indiv

GIE

Autres

Reconnaissance juridique (chiffre et %)

 

Nbre

%

Techniques

Financiers

 

 

H

F

H

F

H

F

Nbre

%

 

 

STRUCTURE

Nbre

%

STRUCTURE

Nbre

%

Agro-alimentaire

 

Fonio

 

 

1

16

 

61

78

100

0

0

CADL, Wula Nafaa, KEOH et ONG "La Lumière"

4

 

CMS – ACEP, CNCAS

3

60

Maraichage

 

 

1

13

 

62

63

83

0

0

Fondation Education Santé, PROFEM, CFD et CARITAS

3

 

CMS

2

40

Agroforesterie

 

 

 

Pain de singe

 

 

0

1

 

25

26

100

0

0

CADL, Wula Nafaa, KEOH et ONG "La Lumière"

 

 

CMS

1

20

Beurre de karité

 

 

0

1

 

26

27

100

0

0

Service des Eaux et Forêts - PROMER

1

 

CMS

1

20

Mad

 

 

1

 

 

63

64

100

0

0

Service des Eaux et Forêts

1

 

CMS

1

20

Miel

 

 

3

 

 

 

3

100

0

0

KEOH - PAPIL – SIDSV

3

 

CMS - ACEP

2

40

Elevage

 

 

 

2

 

 

 

2

100

0

0

SIDSV

 

 

CMS

1

20

Artisanat

Art et production

235

 

4

9

 

 

705

 

 

 

Chambre des métiers PROMER

2

 

CMS - ACEP

2

40

Tourisme

Tourisme

29

3

0

0

0

0

32

100

0

0

Service du tourisme

1

 

CMS - ACEP - ECOBANK

3

60

 

d)         Encadrement / niveau d’équipement :

Les cultures de rente (coton, maïs) bénéficient d’un encadrement rapproché de grandes sociétés comme la SODEFITEX tandis que les productions céréalières qui bénéficient d’un appui très timide des services techniques.

Les opérations culturales sont surtout manuelles du semis à la récolte avec un apport d’équipements composés essentiellement de semoirs et houes sine.

Le niveau d’équipement est très faible et a atteint un degré de vétusté très avancé.

En effet, 80% de cet équipement ont été mis en place depuis  1986. Ce matériel est encore fonctionnel grâce à l’ingéniosité des  artisans locaux appuyés par le PROMER et l’UAP du lycée technique et minier de Kédougou.

Un début timide de rééquipement a commencé avec la relance du Programme Agricole mais se heurte aux faibles taux de remboursement à la banque. 

e)         Une filière dominante

L’analyse du système productif en Pays Bassari fait ressortir un certain nombre de filières dites « dominantes ». Nous pouvons ainsi noter :La filière Fonio

1)        La production :

La production mondiale du fonio est estimée à 173 000 T. La commercialisation de ce produit reste faible (20%) soit 34 720 tonnes et le reste destiné à l’autoconsommation. La Guinée Conakry (50 à 55%) en est le premier producteur mondial, suivie du Nigéria (20 à 26%) et du Mali (5 à 8%). Le Sénégal, quant à lui, se positionne à la huitième place avec une production moyenne de 1 300 T par an.

De ce fait, la Guinée constitue le principal fournisseur du fonio au pays. Les exportations guinéennes au Sénégal tournent autour de 400 à 500 T. les principaux circuits sont le marché de Diaobé (région de Kolda) et le transit direct par le Mali

Suivant les estimations du SDDR, 524 tonnes ont été produites avec un rendement de 704 kg/ha en 2008, dont 30% commercialisés et 70% destinés à l’autoconsommation et à la réserve pour la semence. Sous 2009, les prévisions de production se chiffrent à 600 tonnes.

Les GPF collectent la production au niveau des ménages producteurs et à organiser la cueillette des produits dans la brousse. Ils les revendent ensuite aux groupements d’intérêt économiques (GIE) qui procèdent à la transformation, à travers de petites unités de transformation acquises par l’intermédiaire des structures d’appui au développement, telles que le projet « Wula Nafaa » et l’Association KEOH.

2)      La transformation :

Le fonio est commercialisé après transformation et en général sous forme de blanchi lavé ou non lavé. Le rendement global des transformations est compris entre 60 à 70% de la production brute (fonio non décortiqué).

Ø  Les principaux produits transformés :

·      Produits semi finis représentant 75% de la part de la production destinée à la commercialisation:

-       Le fonio décortiqué non lavé

-       Le fonio blanchi lavé

·      Produits finis (70%) dont le fonio précuit conditionné en sachets 

·        Unités de transformation.

Ø  Les zones de transformation :

Les unités de transformation (généralement financées par les structures d’appui au développement ou les projets) sont localisées dans les zones de :

Ø  Salémata (GPF et GIE de femmes)

Ø  Dindéfélo (GIE Mixte)

Ø  Bandafassi (GIE «Wakilaari » ; GIE Ibel)

Ø  Fongolimbi (GPF)

Ø  Kédougou (GIE Koba Club, GIE LT, GIE Mère Thérésa, GIE Kabaten, GIE Wula Tono, GIE”Diapal ma Diap”) ;

Ø  Les équipements de transformation et de conditionnement

Les GIE transforment les produits avec un conditionnement précaire (sachets en plastique) pour les revendre à nouveau à un autre GIE « client » qui se charge de la commercialisation surtout dans le grand marché de Kédougou et les autres régions du pays.

Ø  Matériels utilisés:

·      Traditionnel (mortier, pilon, van, marmite, couscoussier, calebasse etc.),

·      Moderne (décortiqueuse «Sanoussy », séchoirs, matériel de mise en sachet etc.)

Machine décortiqueuse de fonio « Sanoussy » et conditionnement du  fonio précuit en sachets labélisés

 

3)         Commercialisation :

Au niveau national, l’offre de fonio est faible et très variée. La région de Kédougou produit presque la moitié de cette production avec une moyenne de 520 T par an.Cependant, le marché est approvisionné par la production nationale que sur une période de 3 mois (novembre à Janvier) dans l’année, donc une période de commercialisation très courte.

Pendant tout le reste de l’année (février à octobre), le fonio national est soit absent ou très faiblement représenté sur le marché.

Les ventes locales représentent seulement à peu près 15% de la production commercialisée tandis que le reste est vendu dans les marchés des autres villes comme Tambacounda, Kaolack, Dakar et même à l’extérieur. Pour promouvoir le fonio dans les autres régions du pays, l’Association KEOH a commencé à faciliter l’implantation de boutique exclusivement réservée à la vente du fonio dénommée « Ka – konko – kélé » (lutte contre la faim) dans la commune de Kédougou, Tambacounda et Kaolack.

Le GIE KOBA CLUB est le leader dans le secteur et il capitalise une bonne partie de la production destinée à la commercialisation. Ce GIE a pu commercialiser en 2008 plus de 26 tonnes de fonio avec l’appui de son partenaire stratégique « Wula Nafaa ».

Il y a aussi un nouveau pôle émergent, représenté par le GIE « Diapal ma Diap » qui, en 2008, a collecté 950 kg de fonio et transformé 500 kg.

4)         L’illustration de la  chaîne de valeurs du fonio

Transformation primaire et commercialisation

Grands collecteurs dans les marchés hebdomadaires

Collecteurs villageois

Productrices/ transformatrices villageoises

GIE Kédougou

Marchés urbains locaux (15%)

Exportation (USA – UE)

PME de distribution (Dakar)

 

Autoconsommation et Semences (70%)

Commercialisation (30%)

 

Production locale

5)           Analyse des contraintes de la filière fonio

Les principales contraintes qui ralentissent l’expansion de la filière sont liées à :

Ø  Production

·      Semences non sélectionnées,

·      Itinéraires techniques archaïques et non renouvelés,

·      La pénibilité de la récolte, le battage manuel et foulage constituent des facteurs qui ne favorisent pas l’extension des superficies,

·      Encadrement insuffisant des services d’appui aux producteurs

Ø  Unités de transformation:

·      Conditions d’hygiène précaires,

·      Sous-équipement,

·      Emballage rudimentaire (sachets plastiques),

Ø  Commercialisation:

·      Difficultés d’accès aux marchés urbains locaux et étrangers

·      Insuffisance dans la promotion du produit

·      Insuffisance de points de vente du produit

Wikipedia: Year 1 (I) was a common year starting on Saturday or Sunday (link will display the full calendar) of the Julian calendar (the sources differ, see leap year error for further information) and a common year starting on Saturday of the Proleptic Julian calendar.

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