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Introduction

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La région de  Kédougou, située au Sud de celle de Tambacounda dont elle faisait partie avant la réforme administrative de 2008 est limitée :

Ø  A l’Est par le Mali ;

Ø  A l’Ouest par le Département de Tambacounda ;

Ø  Au Nord par celui de Bakel ;

Ø  Et au Sud par la République de Guinée.

Avec 16.896 km² soit 28 % de la superficie de la région éco géographique du Sénégal Oriental et 8,6 % du territoire national, Kédougou fait partie des régions les plus vastes du Sénégal.

Le dernier recensement de la population et de l’habitat effectué en 2002, encore provisoire, évalue sa population à prés de 125.000 habitants soit une densité de 7,4 habitants / km² qui connaît une évolution par rapport à celle de 1988 où elle se situait à 4,4 habitants / km².

Sur le plan administratif, la région compte trois départements que sont :

Ø  Kédougou qui est composé des arrondissements de Fongolémi avec comme communauté rurale Fongolémi et Dimboli et de Bandafassi qui est composé de Bandafassi même, de Tombronkoto, de Dindéfélo et de Nénéfasha ;

Ø  Salémata avec deux arrondissements : Dara Salam et Dakatéli. Pour l’arrondissement de Dara Salam, les communautés rurales ci après le composent (Dara Salam, Ethiolo, Oubadji), pour Dakatéli (Dakatéli et Kévoye) ;

Ø  Saréya est composé de deux arrondissements : Dembo et Sabadola. Les communautés rurales de Dembo et Madina Baffé composent l’arrondissement de Dembo tandis que Sabadola compte comme communautés rurales Sabadola et Missirah Sirimandi.

La région  de Kédougou se trouve dans le domaine climatique Soudano-Guinéen. Elle  bénéficie d’une bonne pluviométrie pendant 05 mois de Mai à Septembre avec au moins 1150 mm / an et est soumis à l’harmattan pendant 07 mois d’Octobre à Avril. Les températures dépassent les 39° au mois de Mai.

La végétation est organisée en savane arborée dense, en forêts denses et claires et galeries forestières le long des cours d’eau. Cette monotonie du paysage est coupée par le relief accidenté qui multiplie les habitats écologiques d’où l’importance de la flore qui est la plus riche et la plus variée du Sénégal.

Sur le plan faunique, la région est le dernier bastion de la faune du Sénégal. On y rencontre la grande faune (bandes d’antilopes les plus prestigieuses du monde, éléphants, hippopotames, buffles, kobas, élans de derby, lions, panthères, crocodiles, etc.) et d’autres espèces plus ubiquistes (singes, chacals, hyènes, oiseaux, etc.).

Le relief est constitué de collines et plateaux tabulaires entourant des vallées fertiles. La zone est la plus accidentée du pays avec un point culminant à 581 m à Sambangallou (environ 20 Km de Kédougou). La région est la zone la  plus arrosée du pays. Les principaux cours d’eau sont :

Ø  la Falémé à l’est ;

Ø  le Koulountou à l’ouest ;

Ø  au centre faisant une grande boucle à l’intérieur du Département et ceinturant la commune, le fleuve Gambie et ses deux affluents : le Niokolo et le Thiankoye.

Cette grande richesse naturelle s’accompagne d’une grande diversité humaine et culturelle. La mobilité de la population, l’état très dispersé des établissements humains et leur taille très faible sont des caractéristiques du département du point de vue démographique. Ceci se remarque par le nombre élevé de villages déplacés ou qui se créent (hameaux de culture, diouras, etc.) :

Ø  59,8% des 395 établissements humains sont officiels

Ø  100 Km2 ne sont occupés que par 2,4% des établissements humains

Ø  67,3 % des villages ont moins de 200 habitants.

Toutefois, on assiste à un dépeuplement du monde rural qui passe de 85 à 81% entre 1988 et 2000 vers le département de Kédougou qui lui passe de 15 à 19%.

 

La population est en majorité constituée de femmes (52,3%) et de jeunes (les moins de 20 ans représentent 55,9% contre 2,2% pour les plus de 60 ans).

Sur le plan ethnique les groupes Pulaars et Mandingues (Malinkés, Diakhankés, Bambaras) constituent les groupes les plus représentés avec respectueusement 41% et 34,2% de la population. Le reste, 24,8% est partagé par les populations autochtones (Bédicks, Bassaris, Dialonkés, Koniaguis, etc.) et immigrées pour raisons d’affectation,  d’affaires … (Ouolofs, Sérères, Diolas, Balantes, Maures, etc.).

Ces groupes sont inégalement répartis dans les arrondissements : ainsi les Pulaars se retrouvent partout dans la région, les Bédicks se rencontrent surtout dans le Bandafassi, les Dialonkés dans le Fongolimbi, les Bassaris dans le Salémata, les Malinkés dans le Saraya, les immigrés dans la commune.

 

 

 

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