Les zones d’intervention du projet se situent entre Kédougou et Salémata et autour du Parc National du Niokolo Koba. La région est en phase de planification, avec l’érection des nouvelles communautés rurales et communes et le Programme National de Développement Local (PNDL) appuie la réactualisation des statistiques

Parc National du Niokolo Koba

Les sites et attraits existants au niveau du village

v  Le Parc National du Niokolo Koba : créé en 1954 par les colons, il a fait l’objet de déguerpissement des populations qui vivaient dans les villages.

Le parc abrite l’essentiel de la flore et de la faune soudanaise, soit près de 400 mammifères différents et plus de 400 espèces d’oiseaux ; des reptiles et un important stock de poissons d’eau douce.

v  Le Groupement des femmes transformatrices de produits locaux, dénommé GIE Koba Club 1, s’active dans la valorisation du fonio, du miel, du karité, du maïs et de l’huile de palme. Il a son siège chez sa présidente Madame Aya Ndiaye. La structure regroupe plus de 25 femmes et avait décroché en 2008 le premier prix de l’Oscar de la qualité, décerné par le Chef de l’Etat. La machine utilisée pour piler le fonio a été inventé par Monsieur Sanoussi. Le siège du GIE pourrait constituer un véritable attrait touristique s’il était mieux aménagé.

v  Le marché de Kédougou reste un site prisé pour ses étals avec des produits locaux ou importés de la Guinée voisine et du Mali. En compagnie des guides de Kédougou, nous l’avons parcouru. Le marché est souvent visité par les touristes de passage à Kédougou.

v  Au sommet des collines de Bandafassi se trouve le village Bédick d’Andiel, très chargée d’histoire. Ce peuple originaire du Mali est à l’origine de la fondation de la ville de Kédougou. Le site accueille le campement « Le Bédick[1] ». L’escalade du village d’Andyel perché sur la colline, permet de découvrir cette ethnie minoritaire, estimée entre 3 000 et 8 000 âmes et constituée de chrétiens et d’animistes. L’escalade de la colline est une activité physique, qui est à considérer comme du trekking à proposer aux touristes. Pour se saluer, l’homme et la femme restent  accroupis, en signe de respect et se parlent en ne haussant pas le ton. Selon un natif du village[2], les Bédicks viendraient aussi de la Guinée. C’est en évitant l’Islamisation d’Alpha Yaya qu’ils se sont installés dans la zone. Les Bédicks sont subdivisés en trois sous groupes : Banafass, Biwols et Bangnolos.

v  La cascade de Ségou est aussi localisée dans l’arrondissement de Bandafassi distante de 34 km de Kédougou. Elle est accessible après une marche de 4 à 5 km d’environ 2h. Ce site est le plus proche de la cascade de Dindéfélo qui est la plus célèbre de la région, compte tenu des activités touristiques qui s’y développent. La hauteur de la cascade est entre 30 et 40 mètres. La visite du village a permis de répertorier aussi le site des chimpanzés. Une réunion s’est tenue en présence des guides locaux pour échanger et discuter sur les points suivants :

-        Les sites et attraits existants au niveau du village ;

-        Les circuits touristiques pratiqués ou à pratiquer.

v  Ségou est un village situé sur l’axe Kédougou – Dindéfelo. Le trajet dure 1h 30 mn et la piste rocailleuse est difficile d’accès. C’est le principal poste frontière pour les touristes se rendant en République de Guinée, mais aussi pour les populations guinéennes et sénégalaises. De plus, les jeunes écoguides du village sont entrain de réaliser un campement qui est à ce jour non fonctionnel, par manque de moyens financiers. La visite de la cascade ne fut pas possible, à cause de l’état désastreux de la piste, qui ne permettait pas d’accéder au lieu.

v  La cascade de Dindéfélo est localisée sur les contreforts du Fouta Djalon et les collines de Mako. Le village, situé à 6 km de la Guinée est peuplé de Peulhs et de Malinkés. Il a été crée en 1922 par Manga Diampathé Traoré, qui a découvert cette merveilleuse cascade.

Les écoguides de Dindéfélo, Afia II, Indar, Bandafassi, Dandeh, Kédougou, Ibel et Salémata ont fait ressortir qu’en termes de potentialités, la région possède des atouts. Le problème est d’arriver à valoriser tout le potentiel dans l’optique de développement durable du tourisme, puisque le balnéaire a longtemps été privilégié. Dans le cadre de la diversification du produit, la nature et la culture se positionnent comme étant des compléments au produit balnéaire.

Parmi les menaces qui pèsent sur le tourisme balnéaire, on compte notamment les changements climatiques, l’érosion côtière et le réchauffement de la planète. Le Delta du Saloum et le Pays bassari ont un potentiel naturel et culturel riche et diversifié, qu’il est possible de valoriser à travers le tourisme de découverte, qui a un avenir certain au Sénégal.

 

Les populations de Ségou affirment vouloir protéger l’environnement pour développer le tourisme et en faire bénéficier aux générations futures. Même si elles bénéficient du tourisme, elles ne sont pas les véritables acteurs, qui seraient plutôt les guides, agences de voyage et touristes. Dans le cadre de l’identification des sites et attraits touristiques, les guides restent des acteurs incontournables.

v  La diversité culturelle du pays Bassari concerne aussi la région de Kédougou qui regroupe les ethnies Bédicks, Malinkés, Peulhs, Dialonkés, etc. Il faudrait faire ressortir toute la culture de la région puisque chaque ethnie possède sa propre culture. Les guides ont la volonté de développer le tourisme au niveau de la région mais c’est l’encadrement qui leur fait défaut.

Le séjour des touristes pourrait se prolonger jusqu’à Dalaba en Guinée, avec cette diversité culturelle qui est à découvrir à partir des sites et circuits proposés. A l’évidence, c’est partant des circuits qu’il faut faire ressortir ce patrimoine culturel. Les guides de Kédougou doivent aussi se regrouper à travers une association et disposer d’un bureau fonctionnel et équipé d’un site Web. Ce bureau d’accueil et d’information fonctionnel devra spécifier leur travail (ornithologie, nature, trekking, etc.).

Pour ce qui est de la régularisation de leur statut, les dossiers ont été transmis à l’Inspecteur du tourisme de Tambacounda, mais les badges et récépissés, n’ont pas été encore délivrés. L’obtention desdits documents leur donnerait une reconnaissance officielle, pour exercer légalement la profession, ce qui faciliterait l’accès aux campements et hôtels. L’OMT et le Ministère du tourisme devraient faciliter l’appui à la réalisation du bureau d’accueil et d’information et la DRET pourrait endosser cette initiative. En matière de législation des guides, deux volets sont à différencier :

o   l’obtention de la carte de guide ;

o   la remise du badge.

Kédougou regorge de potentialités et sa diversité linguistique est un atout. L’appui aux écoguides est lié à l’accompagnement du renforcement des connaissances touristiques. Aussi, les guides locaux ne devraient pas se limiter simplement à l’activité de guidage, mais doivent organiser des fêtes traditionnelles dans leurs localités afin d’allonger la durée de séjour des touristes.

Un adage chez les Bédicks affirme que : « Un champ bien préparé donne toujours une bonne récolte ». Les Bédicks et Bassari n’ont pas les mêmes fêtes et chaque mois correspond à une célébration. La manière dont la région est présentée par les Tours Operateurs ne satisfait pas souvent les touristes. Par conséquent, la profession de guide requiert une bonne connaissance du terroir et des traditions, une maîtrise du coût des circuits, une bonne formation, la passion du métier et un recyclage régulier. Le guide doit participer à prolonger le séjour des touristes en les amenant à visiter des sites attractifs ou de qualité. C’est ainsi que les acteurs directs et indirects du tourisme vont bénéficier des retombées du secteur. Certaines réalisations le long des circuits (signalétique, snack-bar, café, panneau d’information, etc.) pourraient créer de la valeur ajoutée.

Salémata compte deux arrondissements, cinq communautés rurales et une commune. Le nouveau Maire[3], nous a reçus en présence de son collaborateur[4], animateur culturel et membre de l’Académie des Langues. La culture s’avère être un élément fondamental au niveau du Département, où cohabitent les ethnies Bassari, Coniagui et Peulh. Le Niit[5] est organisé chaque année de mai à juin et regroupe tous les jeunes de 15 à 16 ans.

v  La cascade d’Engily dans le Département de Salémata est distante de 35 km de Kédougou. Ses coordonnées géographiques sont : 12°24’Nord et 12°27’Ouest. La cascade fait une hauteur de 40 mètres.

Salémata couvre une superficie de 113,2 km2. Il est limité au nord par le Parc National du Niokolo Koba, au sud par la République de Guinée, à l’est par l’Arrondissement de Bandafassi et à l’ouest par la forêt classée de Niokolo Koba. Du point de vue topographique, Salémata est une zone accidentée ; des reliefs rompent la monotonie du paysage et multiplient les habitats écologiques. La pédologie laisse entrevoir la présence de sols ferrugineux tropicaux lessivés de sols hydromorphes et de sols bruns tropicaux. Il est situé dans la partie la plus orientale et la plus méridionale du Sénégal.

Cette position géographique lui confère un climat de type soudano-guinéen avec des précipitations supérieures à 1 000 mm. La végétation est organisée autour d’une savane arborée dense. Sur le plan hydrographique, les affluents du fleuve Gambie assurent l’écoulement de surface. Ces cours d’eau permettent d’abreuver le bétail et d’assurer la pêche. Les berges sont les zones de riziculture. Avec une densité de 6 habitants au km2, la communauté rurale comptait 8 039 habitants en 1989 et 8 489 en 2001. La population est à dominante Peulh, Bassari et Diakhanké, par ordre d’importance.

v  Les villages bassaris sont le plus souvent implantés sur les sommets des collines tandis que les Peulhs et les Diakhankés occupent les plateaux. Salémata est une zone à vocation agropastorale. L’agriculture est la principale activité économique. Les cultures céréalières, le coton et l’arachide, souffrent de la vétusté du matériel de production et de l’insuffisance des intrants. Les difficultés du secteur de l’élevage tiennent à l’assèchement des mares en saison sèche, à l’insuffisance des infrastructures pastorales, à la multiplication des feux de brousse, qui détruisent les pâturages et à la faible couverture sanitaire du bétail. Les activités forestières consistent à l’exploitation des fruits et du bois comme Adansonia digitata (baobab), Parkia biglobosa, Detarium microcarpium, Pterocarpus erinaceus, Tamarindus indica, et Zizuphus mauritiana.

Au plan administratif, Salémata compte 5 communautés rurales et Ethiolo reste la capitale bassari.

Les Bassaris ont une culture que chacun d’eux respecte quelque soit son rang social et ils n’acceptent pas d’en parler ne serait ce que par respect. Les Bassaris sont de véritables poètes qui utilisent la rime. Les noms bassaris (au nombre de 8) commencent par la lettre B (BOUBANE, BENDIA, BIANKECHE, BONANG, BANGAR, BIDIAR, BANGOUNIME et BIESSE) et celui des villages par E (Ebarack, Ethiolo, Engyli, Eganga, Egathie, Ekess, Endar, Edane, Epingué). Les garçons ont sept prénoms : Chara, Tama, Kaly, Endiga, Yéra, Mami et Pata, tandis que les filles se nomment : Thiéra, Coma, Péna, Tacky, Niary, Meuty et Mathia. La langue bassari dite Oniyane a fait l’objet d’une codification depuis 2004.

Par ailleurs, les entretiens nous ont permis d’identifier d’une part les attraits et sites touristiques et d’autre part les esquisses de circuits possibles dans cette localité. Cependant, il est à déplorer  l’absence de guide à Salémata. Les guides issus des autres Départements de Kédougou ne sont pas sensés être à la hauteur des explications à fournir aux touristes.

L’histoire de Salémata est liée au marabout Peulh Thierno Ibrahima Dame, le premier chef de canton qui vécut à Sas et le second à Sangako.  85% des Peulhs de Salémata ont émigré de la Guinée entre 1958 et 1975, sous le régime de Feu le Président Ahmed Sékou Touré.

Pour la fête des masques et de la danse, les Bassari descendent de la montagne, se retirent dans la forêt, les enfants ne portent pas d’habits, se tressent et accomplissent toutes sortes de commissions. Des compétitions de lutte sont organisées et les femmes n’y sont pas acceptées, de même que les photographies y sont interdites. Quant aux Peulh, leur instrument favori reste le Riti.

Les ressources naturelles sont inexploitées, alors que la Commune souffre d’un déficit de moyens financiers et de ressources humaines. Il existe trois types de potentialités :

o   La culture riche et diversifiée ;

o   La situation géographique à la périphérie du Parc National du Niokolo Koba, qui fait que la zone est favorable aux investissements ;

o   L’histoire des Bassaris et les sites historiques.

v  Au niveau d’Ethiolo et Edane, un travail approfondi mérite d’être réalisé pour un recensement exhaustif des sites. Bidiar est témoin de la guerre de 1879 entre Peulh et Bassari, alors que le village de Nangar se distingue par la danse du caméléon, qui se tient annuellement durant une semaine au mois de mars. Les grottes historiques de Nangar et Gaidy se divisent en deux branches, qui vont d’une part jusqu’à Tiangué et Lébar, sur 10 km et d’autre part à Népou (Goumo). C’est en concevant ainsi des produits que les touristes peuvent assister aux évènements d’initiation, avant de visiter les villages et sites historiques, ce qui aurait pour effet immédiat de prolonger leur durée de séjour.

Cependant, pour valoriser tout ce potentiel, il faudrait assurer la réalisation d’infrastructures touristiques pouvant héberger les touristes en visite dans le département, notamment :

o   Salémata et sa périphérie, où l’on retrouve des villages perchés sur la colline, difficile d’accès, mais avec un patrimoine culturel matériel et immatériel riche et diversifié ;

o   Les rives de la Gambie, qui abritent des sites touristiques remarquables, favorables au tourisme de vision et cette zone s’étend jusqu’au niveau de Thiankoye ;

o   La zone d’Oubadji, à l’ouest de Salémata entre le sud du Parc Niokolo Koba et la frontière guinéenne. Ce territoire peut prolonger le séjour des touristes en République de Guinée.

La Commune de Salémata souhaite disposer d’un campement pouvant recevoir les touristes et qui soit une source de génération de revenus. Les rares établissements d’hébergement sont les suivants :

o   La mission catholique, avec une capacité de dix personnes ;

o   La maison des jeunes ;

o   Le campement Camara ;

o   Le campement privé ;

o   Le campement de M. Ndiaye ;

o   Les trois chambres de passages de la Mairie.

La capacité totale d’hébergement de la commune ne dépasse pas cinquante personnes.

ZONES

Sites naturels (faune et flore)

Attractions culturelles

Tambacounda

Parc national du Niokolo Koba (faune et flore)

Fleuve Gambie sur le pont de Mako  et observation des hippopotames

Danses et festivals

Journées culturelles

 

 

 

 

 

Kédougou

Parc national du Niokolo Koba (faune et flore)

Pont de Samécouta

Hippopotames à Samécouta

Marché de Kédougou

Bâtiment de la Mairie

Oiseaux à Samécouta

Village de Madina Kénioto

Journées culturelles

Danses traditionnelles

 

 

 

 

 

Bandafassi

Chimpanzés de Ségou

Cascade de Ségou

Cascade de Hafia

Cascade de Dindéfelo

Grotte à côté du village d’Itato

Site de Pétel, près d’Ibel.

Baobab d’Iwol.

Axe Lanté – Iwol (lieu où le lion et la vache se battaient).

Villages Bédicks (Andyel, Iwol, Ibel, Ethiouwar, Etiesse Haut et Etiesse Bas).

Grotte de Dandeh

Village des potiers de Nandoumari

Festival des ethnies minoritaires de Bandafassi.

Villages d’Itato et Tiankou Malal

Les initiations en Pays Bédik.

Circoncision.

Travaux champêtres en hivernage.

Fêtes de l’animation et des masques.

 

 

 

 

 

Salémata

Grottes d’initiation (Ethiolo, Egath, Goumo et Ekess).

Les paysages de Diéry à Salémata.

Les sites de Djirin et Epengle Bassari.

Forêts, la nature et la montagne.

 

Muraille en pierre de Koté

Monuments historiques (Ebarack, Missira, Bakaouka)

Collines des chimpanzés (Pathé et Nangar)

Multiples légendes existantes

Village d’Ethiolo, Ebarak, Egathe, Koté, Eganga, Goumo, Nangar, Bakaouka, Neppène, Koumafélé, Thiokoye

Danses et folklores (Bassari, Bédick, Peul, Diallonké, Coniagui).

Les initiations en Pays Bassari.

Circoncision.

Travaux champêtres en hivernage.

Fêtes de l’animation et des masques.

Tableau n° 3 : Les sites touristiques du Pays Bassari

Sans que cette liste ne soit exhaustive, les sites touristiques du Pays Bassari sont :

o   Le baobab d’Iwol ;

o   Les grottes historiques et d’initiation ;

o   Le GIE Koba Club1 chez mère Aya NDIAYE ; 

o   Les grottes d’Itato et de Thiankou Mallal ;

o   La carrière de marbre d’Ibel ;

o   Les monuments historiques d’Ebarack, Missiru, Bakaouaka ;

o   Les collines de chimpanzé à Pathé et Nangar ;

o   Les montagnes ;

o   Les collines : les sommets des collines émergent du paysage et offre une belle vue sur la savane. Ces magnifiques points d’observation sont des sites particulièrement indiqués pour photographier la végétation des bas plateaux, des forêts galerie, et des bowé. Ce sont d’agréables sites de repos et d’observation de la faune ;

o   Les falaises : ces escarpements rocheux permettent d’admirer l’ensemble du paysage. Une des plus célèbres est celle de Banghare, située à l’Ouest de la piste Banghare-poste Niokolo. Sa cote se situe à 150 mètres d’altitude ;

o   Les forêts galeries : les berges des cours d’eau (Gambie, Koulountou, Niokolo) portent une végétation verdoyante, luxuriante, dominée par les rôniers. Cette végétation tranche avec celle des plateaux qui est défeuillée en saison sèche. Ces galeries forestières caractérisées par leur ombrage et leur microclimat frais sont bienfaisantes après un parcours sur les savanes brûlées par les feux de brousse. Il est plus facile d’observer la faune dans ces milieux ; les animaux y viennent pour s’abreuver, brouter, ou se reposer ;

o   Les mares ou étangs : sont généralement temporaires, disposés le long des cours d’eau (Gambie) et permettent le développement d’une flore herbacée et ligneuse diversifiée, hygrophile. Ils assurent l’approvisionnement de la faune en eau et en herbe fraîche durant la saison sèche, d’où la concentration des animaux à une certaine période de l’année.



[1]Mme Léontine Keita en est la gérante

[2]Monsieur Jean Pierre CAMARA

[3]Monsieur Kalidou Bâ

[4]Monsieur Jean Paul Thiarthiar BIDIAR

[5]Cérémonie d’initiation

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