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06

Merveille de Kédougou

Histoire



Au moment de l'indépendance (1960), la région faisait partie du Sénégal oriental, l'une des sept entités d'alors. Puis elle a été intégrée dans la nouvelle région de Tambacounda, dont elle a été détachée en février 2008.


Géographie


Culminant au sud à 581 m et bordée à l'ouest par les collines du pays Bassari et le mont Assirik qui domine le Parc national du Niokolo-Koba à 311 m, c'est la région la plus montagneuse du pays.
Elle est arrosée par le fleuve Gambie, encore proche de sa source dans le Fouta Djallon (Guinée), et ses affluents tels que le Niokolo Koba.
Organisation territoriale
Le ressort territorial actuel, ainsi que le chef-lieu des régions, départements et arrondissements sont ceux fixés par un décret du 10 septembre 2008 qui abroge toutes les dispositions antérieures contraires.

Départements


Depuis le redécoupage d'août 2008, la nouvelle région est divisée en 3 départements :


Département de Kédougou

Département de Salemata

Département de Saraya


Arrondissements


La région comprend 6 arrondissements :


§    Arrondissement de Bandafassi

§    Arrondissement de Fongolembi

§    Arrondissement de Dakateli

§    Arrondissement de Dar Salam

§    Arrondissement de Bembou

§    Arrondissement de Sabodala Communes


La région comprend 3 communes :



Kédougou

Salemata

Saraya

Le tourisme la région offre un paysage riche et très varié notamment avec la montagne de Fongolimbi et la chute de Dindéfello. Site de Iwol à Bandafassi, sur la montagne, « Lieu de silence »


Le parc national du Niokolo Koba


Ouvert pendant la saison sèche, de décembre à juin, entrée payante.plan du parc. De Tambacounda, la N 7 ouvre le chemin du parc national du Niokolo Koba par Missira, Wassa-Don, DialaKoto et Dar Salam. La route est goudronnée jusqu'à son entrée. Créé en 1954, le Niokolo Koba compte parmi les plus importantes réserves de mammifères de toute l'Afrique de l'Ouest. En 1981, il a été inscrit par l'Unesco sur la liste des sites du Patrimoine mondial et des Réserves de la biosphère. Collines et plaines, ravins et marécages s'y succèdent, et, le long des nombreux cours d'eau, la forêt entremêle à plaisir ses arbres, ses lianes, ses plantes arborescentes. Quelque 1500 espèces végétales y ont été recensées, dont un palmier qui ne perd jamais ses palmes et un rônier absolument imputrescible.
Six cents kilomètres de pistes, accessibles aux véhicules de tourisme, sillonnent le parc. Il s'inscrit dans un rectangle de 120 km d'est en ouest et de 70 km du nord au sud. De l'oie de Gambie au babouin, de la grue couronnée à l'hippopotame, du bubale à l'élan de Derby, de la panthère au crocodile, on peut y observer la plupart des représentants de la faune africaine, et notamment le plus prestigieux de tous : le lion. Le parc en contient encore une centaine. Mais le Sénégal n'est ni le Kenya, ni la Tanzanie. Les animaux y sont beaucoup moins nombreux que dans ces Vertes Collines d'Afrique chères à Ernest Hemingway. Compétents et dévoués, les gardes sont en nombre insuffisant face à des braconniers bien armés, prêts à tout, et qui possèdent des bases de repli dans les pays frontaliers, comme la Guinée. Depuis de longues années, ils ne se privent pas de profiter de leurs avantages.
Dans le parc national du Niokolo Koba, les animaux se méritent. il faut les pister, les guetter, et, souvent, se contenter de les deviner, loin parmi les bosquets d'épineux ou à demi dissimulés par les touffes de bambous. Une paire de jumelles est indispensable à l'expédition. Un guide aussi, même si le règlement intérieur ne l'impose pas. Certaines espèces ont complètement disparu, telle la girafe. D'autres apparaissent très menacées, comme l'éléphant ou le chimpanzé. Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut rester un minimum de deux ou trois jours sur place, Et, surtout, fréquenter le parc entre fin mars et fin mai, quand la sécheresse atteint son point culminant. Les animaux, qui se regroupent autour des derniers points d'eau, sont alors plus faciles à localiser.
Le Niokolo Koba n'est pas un zoo, et c'est là son grand intérêt. Il assure à ses visiteurs une totale communion avec la nature. Il distille une solitude des premiers temps au milieu des fougères géantes, des fleurs inconnues, des arbres énormes. Surtout, entre le rugissement du lion et les hurlements des singes verts, il fait passer, à fleur de peau, le grand frisson de l'Afrique éternelle.


Mako et Kédougou


A la sortie du parc national du NiokoIo Koba, la N 7, bien entretenue, traverse Mako. Ce village offre de jolis points de vue sur le fleuve Gambie, où des lavandières plongent leur linge multicolore, On y croise parfois des orpailleurs. ils annoncent ceux, plus nombreux, qui occupent les rives de la rivière Falémé, aux confins du Mali. Dès la fin du XVème siècle, les Portugais connaissaient cette route de l'or.
Vient ensuite Kédougou, blotti au creux des collines. Au bout de la route qui prend naissance à Dakar, cette préfecture de la Falémé est connue pour les carrières de marbre d'Ibel, situées à une douzaine de kilomètres de la ville. Pour l'importance de son marché aussi, qui propose de nombreux produits agricoles en provenance de Guinée, à côté du mil, du coton et de l'arachide sénégalais. On y voit encore des cases traditionnelles, dont les murs sont composés de blocs de latérite superposés. D'autres font appel au marbre d'Ibel, rose ou vert, pour embellir leur façade., Authentique et actif, Kédougou, qui compte environ 6 000 habitants, est la porte obligée du Pays bassari.


Le Pays bassari


Dominée par le Fouta-Djalon guinéen, la région est très difficile d'accès. Même les 4 x 4 souffrent sur ses pistes chaotiques, entre gués profonds, ravines menaçantes et savanes boisées. A cheval sur la frontière du Sénégal et de la Guinée, au sud du parc national du Niokolo Koba, les Bassaris demeurent fidèles aux coutumes de leurs lointains ancêtres. Ils pratiquent la culture et la cueillette, mais ce sont d'abord des chasseurs et des pêcheurs redoutables. Au XIXème siècle, ils ont fui devant les Peuls, qui voulaient les islamiser, pour s'installer dans des collines escarpées; souvent, elles ne sont accessibles qu'à pied. Leurs villages de petites cases rondes entourent notamment Salemata. Ebarak, le plus connu, est bâti contre une falaise et entouré de champs de mil et de pois de terre, mais aussi de bananiers, orangers, goyaviers, manguiers, citronniers.
Pour les fêtes rituelles, nombreuses et généreusement arrosées de bière de mil, les hommes se coiffent de masques de fibres et d'écorce, très recherchés par les collectionneurs. Les femmes, elles, portent des bijoux, et notamment des perles, autour du cou, des poignets, des reins. Aujourd'hui, les Bassaris ne sont plus que quelques milliers, repliés sur eux mêmes et parlant une langue difficilement comprise par les autres ethnies. S'ils disparaissaient, ils emporteraient avec eux quelques-uns des plus vieux secrets du Sénégal.

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