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  • Presentation physique

    Situé au Centre-Ouest du Sénégal dans la région naturelle du Sine-Saloum, le Delta du Saloum s’étend sur environ 500 000 hectares et il est à cheval entre les régions de Thiès et de Fatick à 80 km à l’Ouest de la ville de Kaolack. Cependant, la réserve de la biosphère du Delta du Saloum, d’une superficie de 334 000 hectares, dont 60 000 hectares de mangroves, constitué d’écosystèmes côtiers et marins, est un site d’estuaires et de  mangroves situés entre 13°35’et 14°00’ de latitude Nord et 16°00’ et 17°00’ de longitude Ouest. Sa caractéristique est la présence de divers milieux écologiques :

     

    ü  Un milieu continental constitué de forêt et limité dans sa partie basse par la mangrove et les tannes ;

     

    ü  Un milieu insulaire constitué de trois (3) grands groupes d’îles (Gandoul au Nord, îles Bétenty et Fathala au Sud), séparées par trois bras de mer principaux (Saloum, Diomboss, Badiala). Ces îles de 80 000 hectares sont bordées par un réseau de chenaux dense et anastomosé, entouré de mangroves.

     

    ü  Un milieu maritime qui s’étend au-delà de l’isobathe des 6 mètres vers la haute mer.

     

    Le Delta du Saloum regroupe des arrondissements de Toubacouta, Djilor et Niodior et il se trouve à l’intersection de plusieurs bassins de vie : celui du Niombato (Toubacouta, Keur Samba Guèye) et les îles du Sine Saloum avec l’Océan Atlantique à l’Ouest, au Nord Joal Fadiouth et au Sud la République de Gambie.

     

    I.2.1 Présentation physique 

     

    Le climat de type soudano-sahélien est caractérisé par une saison humide de juillet à octobre. Les régimes hydriques de type tropical subissent la double influence de la pluviométrie et des effets océaniques en particulier dans les marges maritimes de l’estuaire. Les relevés au niveau de la station météorologique de Fatick mais également les stations pluviométriques de Foundiougne et de Sokone laissent apparaître les principaux paramètres qui suivent :

     

    ü  Température moyenne annuelle : 28.7°C ;

     

    ü  Pluviométrie moyenne annuelle : 800 mm.

     

    La région est traversée par plusieurs cours d’eau pérennes parmi lesquels on peut citer le Saloum, le Bandiala, et le Diombos. Ils sont tous localisés dans le département de Foundiougne et sont envahis par les eaux de mer, et d’importantes activités de pêche s’y mènent.

     

    Les cours d'eau temporaires, pour l'essentiel, sont constitués de marigots et de mares souvent précaires et tributaires de l'hivernage, comme les marigots de Ndangane. Il est à signaler également l'existence, de plusieurs marigots et bolongs dans le département de Foundiougne.

     

    Dans cette zone, l'importance du réseau hydrographique, essentiellement constitué de « bolongs » ou bras de mer, tel le « Diombos » (un affluent du Saloum), favorise la pratique de la pêche : ces bolongs, conditionnant le développement de la mangrove, permettent aux poissons de trouver un refuge. La zone est arrosée par le fleuve Saloum qui rencontre dans sa partie avale les bras de mer salés de l'Océan Atlantique.

     

    Par conséquent, le Delta du Saloum abrite d’importantes zones de débarquement de pêche (Djirnda, Bassoul, Bambougar, Missirah, Bétenty, Foundiougne).

     

    Le Delta du Saloum présente un relief assez homogène : des dépressions peu accentuées, ainsi que de petites vallées propices au maraîchage et à la riziculture.

     

    Les sols, essentiellement de type ferrugineux tropical dans les basses plaines et dans les cuvettes (sols peu évolués d’apport hydromorphe ou sols « Deck »), offrent une texture fine qui leur confère une grande capacité de rétention d’eau, de ce fait, riches en matière organique. Ils permettent le développement de différentes cultures. On note, en plus l’existence de sols halomorphes dans les vasières des zones de mangroves. Néanmoins, en bordure de fleuve, l’omniprésence du sel dans les sols de « tannes » et de la mangrove empêche toute forme de mise en valeur agricole.

     

    Le relief est constitué d’un paysage de plaines, de plateaux, de collines et de vallées qui commande la répartition des sols. Les caractères pédologiques varient en fonction de la roche mère et des conditions topographiques. Ainsi, la typologie des sols dans la zone fait ressortir les principaux types de sols suivants :

     

    ü  des sols ferrugineux tropicaux ;

     

    ü  des sols argilo-sableux, ce sont des sols ferralitiques et des sols ferrugineux tropicaux (aptes à la culture d’arachide, de mil, de maïs, de coton) ;

     

    ü  des sols argilo-latéritiques ;

     

    ü  des sols gravillonnaires sur plateaux démantelés, on les retrouve plus particulièrement sur les pentes fortes à très fortes qui relient les plateaux cuirassées au fonds des dépressions. La vigueur de la pente limite les possibilités de culture attelée ;

     

    ü  des sols alluviaux ou hydromorphes, on les retrouve principalement le long des axes de drainage du fleuve Gambie. Ils présentent des potentialités agricoles appréciables du fait d’une activité biologique importante.

     

    La typologie des sols fait ressortir une prédominance des sols ferrugineux tropicaux.

     

    Le climat de la région de Fatick est du type tropical sahélien. Il faut noter cependant l’influence du climat maritime dans la partie côtière située dans les départements de Fatick et de Foundiougne. L’observation des moyennes mensuelles des températures se situe entre 10.5°C en Janvier et 44.5°C en Juillet.

     

    S’agissant de l’ensoleillement, les observations faites au niveau des stations météorologiques ont révélé que la région totalise une moyenne d’ensoleillement de 11 heures par jour. Ce facteur peut être d’un grand intérêt pour le développement touristique de la région de Fatick.

     

    La région est traversée par le Sine et le Saloum ainsi que leurs affluents. L’écoulement de surface se répartit comme suit :

     

    ü  Le Saloum est long de 120 km et navigable de l’embouchure jusqu’à Kaolack.

     

    ü  Le Sine est long de 30 km et ce cours d’eau s’étend jusqu’à Fatick.

     

    Les affluents du Saloum sont le Bandiala, le Sandougou, le Nianing-Bolong et le Diomboss tous localisés dans la zone qui couvre le Delta du Saloum.

     

    Les grandes formations végétales localisées dans la zone des estuaires du Delta du Saloum sont constituées de mangroves. Dans les îles et derrière le rideau des mangroves, existent des micros stations caractéristiques appelées « amas coquilliers » comprenant un peuplement forestier constitué de fromagers, de baobabs, de ficus sur un sol ayant une forte composante de coquillage. Certains amas coquilliers constituent de vraies niches écologiques. Dans le département de Foundiougne les 17 forêts classées couvrent une superficie de 84 000 ha. Le taux de classement de 28.6% est de loin le plus élevé de la région de Fatick. En plus de ces massifs classés, il existe dans ces départements la zone d’intérêt cynégétique du Niombato et le Parc National du Delta du Saloum.

     

    L’analyse de la configuration du patrimoine démontre que des efforts remarquables ont été faits par les services forestiers dans le domaine de la protection de l’environnement naturel.

     

    La zone du Delta du Saloum comprenant une importante zone humide, de nombreux massifs forestiers et une importante mangrove, offre un habitat sécurisant à la faune sauvage. Cette situation explique l’existence d’espèces animales et d’avifaunes abondantes et variées favorables au développement du tourisme de vision et du tourisme cynégétique.

     

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  • Presentation Humaine

    Présentation humaine

     

    La région de Fatick compte 509 702 habitants soit 7.3% de la population nationale. La densité est de 64 habitants au km2, bien au dessus de la moyenne nationale de 35 habitants au km2. La  population est en majorité jeune avec plus de 57% de moins de 20 ans et rurale.

     

    Le département de Foundiougne  qui abrite le Delta du Saloum membre du « Club des plus belles Baies du Monde » compte un effectif de 183 523 habitants composés de 167 083 ruraux et de 16 440 habitants en zone urbaine.

     

    Le Delta du Saloum s’étend sur 500 000 ha, sur une partie maritime et continentale. Ce site, d’une richesse naturelle, culturelle et historique, est insuffisamment mis en valeur au profit du développement local. Il couvre le Parc National du Delta du Saloum et l’aire marine protégée du Bamboung. Les vasières, ressources halieutiques et reposoirs d’oiseaux composent un hydrôme, qui est à la fois un lieu de reproduction et de refuge pour la faune subaquatique. Il a été érigé en Réserve de Biosphère en 1981 par l’UNESCO et site d’importance internationale depuis 1984 par la Convention de RAMSAR. La diversité biologique constitue un enjeu fondamental pour la conservation du site, de par les différentes fonctions qu’il occupe. La région de Fatick est ainsi subdivisée :

     

     

     

    Département

    Commune

    Arrondissement

    Communauté Rurale

     

     

     

    Fatick

     

     

     

    Fatick, Diofior

    Diakhao 

    Diakhao, Mbellacadiao, Diaoulé, Ndiob

    Niakhar 

    Niakhar, Ngayokhème, Patar Sine

     

     

     

    Tattaguine

    Tattaguine, Diouroup Diarrère

    Fimela

    Fimela, Djilas, Loul Sessène, Palmarin Facao

     

    Foundiougne

     

     

    Foundiougne, Passy, Sokone, Soum,  Karang.

     

    Toubacouta

    Toubacouta, Keur Saloum Diané, Keur Samba Guèye, Nioro Alassane Tall

    Djilor

    Djilor, Diossong

    Niodior   

    Bassoul, Dionewar, Djirnda

     

    Gossas

     

    Gossas

    Colobane 

    Colobane, Mbar

    Ouadiour

    Ouadiour, Ndiéné Lagane, Patar-Lia

     

    Tableau n° 2 : Présentation de la région de Fatick

     

     

     

    Carte n° 2 : La région de Fatick (Source : Maison des élus locaux, coopération française. Projet PADDEL. Fonds de cartes : DTGC).

     

     

     

     

     

     

    Deuxième Partie : Les Sites et Attraits Touristiques

     

    Les zones d’intervention du projet se situent entre Kédougou et Salémata et autour de la communauté rurale de Toubacouta. La région est en phase de planification, avec l’érection des nouvelles communautés rurales et communes et le Programme National de Développement Local (PNDL) appuie la réactualisation des statistiques. Concernant l’identification des sites, les guides ont été nos meilleurs compagnons, pour avoir sillonné toute la région. Ils viennent de bénéficier d’une formation, avec le Conseil Général de l’Isère (France).

     

     

     

    La préoccupation des Collectivités Locales doit être prise en compte dans le volet tourisme durable, du fait que le secteur n’est pas bien intégré et connu des populations et des ateliers de partage devront être tenus avec les Elus. Aussi, les populations ne sont pas conscientes des enjeux touristiques et une sensibilisation est à mener en ce sens. Enfin, comme tout projet appelé à prendre fin, la pérennité est à assurer, pour que les Collectivités locales puissent s’en approprier.

     

     

     

    A court, moyen et long termes, l’objectif sera d’améliorer les conditions de vie des populations, dans la mesure où la pauvreté est très présente dans la région. A ce titre, des réunions de sensibilisation devront se tenir, pour faire connaître aux populations le potentiel touristique local (cascades, faune, flore, culture, etc.). Cependant, la valorisation des sites existants s’inscrira dans un cadre formalisé. L’ouverture d’un bureau d’accueil et d’informations est aussi nécessaire au niveau de la Mairie. Ainsi, le tourisme contribuera à sauvegarder la culture des minorités ethniques, et les écoguides associeront les communautés d’accueil à l’activité de valorisation des sites et des potentialités.

     

     

     

    La Délégation conjointe OMT/Mintour, a assisté à une session spéciale du Conseil régional de Kédougou pour partager les voies et moyens de développer le tourisme durable dans cette région. Les membres du Conseil se sont réjouis du séjour de notre délégation et ont préconisé l’idée de développer à Kédougou une autre forme de tourisme, qui soit durable, respectueuse des us et coutumes.        

     

     

     

    Le tourisme n’est pas bien développé dans le village de Samécouta. Les touristes y viennent admirer le pont, le bord du fleuve, observer les hippopotames et oiseaux, pour une durée de séjour n’excédant pas cinq jours. Cependant, les villageois sont d’avis que le tourisme peut contribuer au développement de Samécouta, et jugent nécessaire une formation au profit des guides locaux.

     

     

     

    Le village de Madina Kénioto produit du beurre de karité, avec un Gie de femmes. Le karité est utilisé pour le massage des enfants et des cheveux. La récolte des coques se fait généralement entre juillet et août. Les fruits sont d’abord consommés, puis les noyaux sont gardés, avant que la coque ne soit bouillie, séchée au soleil et cassée. Enfin, les noix sont broyées avec un mortier et un pilon. Le produit qu’on en tire après pressage, permet d’obtenir de l’huile de karité[1]. Le beurre de karité peut être conservé durant deux années. Les résidus permettent d’obtenir du savon. Le village cultive aussi beaucoup de manioc.

     

     

     



    [1] Le litre est vendu présentement à 2 000 F CFA.

     

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  • Les sites du Pays Bassari

     

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