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Jui
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Les village Peul

Les villages Peul sont répartis dans tout le territoire Bassari et Bédik, principalement dans les plaines où l’espace et les pâturages sont plus abondants. Le village de Dindéfello par exemple s’inscrit dans ce contexte. Situé au pied des contreforts du Fouta Djalon, son nom signifie “au pied de la montagne” en langue peul.


Chaque village est composé de plusieurs concessions, plus ou moins dispersées dans la plaine. Les concessions sont clôturées, ce qui permet d’y parquer le bétail. Les clôtures ne s’ouvrent pas mais s’enjambent grâce à un système d’échelle infranchissable par les animaux. Si certains villages semblent éclatés dans le paysage, ils sont en réalités organisés en une seule entité gravitant autour de la mosquée, qui forme le coeur de la vie sociale.

Les villages Peul sont rarement isolés des zones habitées par les autres groupes. Ils s’inscrivent généralement dans des territoires déjà occupés par les Bassari ou les Bédik, avec lesquels ils entretiennent des liens commerciaux. Il n’est pas rare de voir à côté de chaque village Bassari ou Bédik un village voisin Peul, portant le même nom. C’est le cas par exemple de:


- Andiel Peul dans la plaine lié à Andiel, village Bédik sur la montagne
- Nangar Peul dans la plaine, voisin de Nangar, village Bédik

Ce jumelage des villages favorise des échanges entre les Peul et les autres communautés (vente de lait caillé, de beurre de karité…). Dans le cas de Bandafassi, les Bédik sont descendus de la montagne de Éthiowar pour habiter au pied de la colline, là ou les Peul s’étaient installés. Le village comprend aujourd’hui deux quartiers séparés par la route, celui habité par les Bédik et celui habité par les Peul.

   
     
   

 

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Jui
17

Villages Bassari

Les villages Bassari du siècle dernier étaient toujours groupés et situés sur une hauteur d’où l’on pouvait surveiller la plaine. Les habitations étaient regroupées en cercle autour d’un espace central qui constituait la place du village. Ce type d’habitat a beaucoup évolué à travers l’histoire avec des adaptations liées aux modifications du contexte socio‐politique et sécuritaire.

Durant les périodes troubles de la Traite négrière le village était, avant tout, un refuge. Les Bassari et Bédik d’aujourd’hui ont gardé de fortes relations avec ces villages anciens qui sont tous des étapes importantes dans le cycle initiatique qui constitue l’âme des cultures du terroir dans cette région du Sénégal. Aujourd’hui il y a une tendance vers un mouvement pendulaire qui fait que les villages historiques sont investis durant les fêtes et les périodes d’initiation. Hors de ces périodes de fort ressourcement où la communauté resserre ses liens, les familles se redistribuent dans un modèle d’occupation dispersée de l’espace. Les familles sont établies suivant un habitat permanent dispersé sur l’ensemble du territoire, chaque maison cherchant à se rapprocher, au maximum, de ses champs et à les suivre dans leurs déplacements au cours des assolements successifs.

Le village de fête est constitué d’un cercle de cases reproduisant l’implantation du village ancien. Chaque famille y dispose d’une, deux ou trois cases qui lui servent à entreposer la bière de mil et à recevoir les invités lors des fêtes. On y trouve les trois cases (ambofor) qui correspondent aux trois premières classes d’âge. Les garçons et les filles de tout le village viennent y passer la nuit. La maison du chef de village est située à proximité. Les maisons dispersées autour de ce centre sociologique, souvent à plusieurs kilomètres, se regroupent par quartiers qui déterminent des groupes de maisons voisines sur une colline ou dans un vallon et qui s’entraident de façon préférentielle pour les travaux agricoles.

La concession, toujours de petite taille, regroupe un homme, ses femmes et ses enfants, parfois quelques femmes âgées. Il y a en principe autant de cases que d’adultes. Il arrive, qu’au début l’homme et la femme partagent la même chambre. Dès qu’il y a une seconde épouse, l’homme construit en plus de la chambre de sa deuxième femme, une case où il peut garder ses affaires. Les chambres sont situées les unes à la suite des autres sur le pourtour de la cour non clôturée. La cuisine se trouve à l’autre bout, ainsi qu’un abri éventuel, un poulailler et une bergerie. Toutes les portes des cases
ouvrent vers le centre de la cour.

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Juil
07

Les villages Bédik

Le village Bédik se présente de loin comme un ensemble de cases aux toits pointus, serrés entre les éboulis rocheux que l’on découvre sur un plateau après avoir escaladé la montagne. Tous les villages Bédik sont ainsi perchés sur des sites défensifs, alors que les Malinké et les Peul occupent la plaine.

Les Bédik ont un double habitat. Le village (ikon) est le lieu où se déroulent les fêtes rituelles, et, chaque famille, quoique habitant une partie de l’année dans un hameau de culture, y occupe une maison où elle s’installe pendant les fêtes rituelles. C’est aussi le lieu où l’on trouve la maison commune des hommes initiés, celle du chef de village et la forge. Un hameau, par définition, ne saurait avoir de chef ni de fonction rituelle et il peut être déplacé souvent pour se rapprocher de nouveaux champs mis en culture, alors que le véritable village ne peut pas être quitté. Cette opposition s’exprime dans la construction des maisons : au village, les murs sont construits en terre, alors qu’il est interdit par la coutume de le faire dans les hameaux où les murs sont en krinting (claie de bambou). À cette première opposition, s’en ajoute une autre à l’intérieur du village qui est divisé en deux sections : haut et bas, entre lesquelles les familles se répartissent. Selon la tradition, cette opposition se concrétise lors des principaux rituels par des échanges de services et de dons, et une famille qui change de village doit obligatoirement s’installer dans la même section que celle qu’elle occupait dans son village d’origine. Ce qui a permis de découvrir les Bapen, « rôniers », étrangers qui ne suivaient pas la règle. Les habitations sont serrées les unes contre les autres et la circulation s’effectue indifféremment dans toutes les directions en traversant les cours. Chaque village possède sa place de danse (angwod) abritée par des grands fromagers, et à proximité, les deux cases d’initiation (gandyarar) entre lesquelles se répartissent les
classes d’âge des hommes.


La concession (iyanga) est constituée par la réunion autour des chefs de famille (ademar iyanga) de ses épouses, ses frères, ses fils et leurs fils et l’ensemble de leurs épouses. Elle peut grouper tout un lignage mais lorsqu’elle atteint une taille trop importante, elle se divise, les deux sections pouvant continuer à cohabiter côte à côte, ou se déplacer dans la même section du village. Un fils qui désire la quitter du vivant de son père, ne peut construire dans le même village et doit obligatoirement s’installer dans une section
équivalente d’un autre village.

La concession comprend un ensemble de trois à quinze maisons en moyenne, réparties sur le pourtour d’une cour centrale. Les cases de plan circulaire ont les murs en terre au village et en krinting (claie de bambous) au hameau. Dans le premier cas, le mur est monté par assises successives de terre modelées à la main. Dans le deuxième cas, le krinting est tressé sur les montants de bambou plantés dans le sol et le mur est ensuite
enduit de terre sur sa face interne. La charpente est réalisée en bambou et couverte d’assises de paille tressée se chevauchant. Le faîtage est souvent protégé par une poterie au fond cassé, enfilée au sommet de la toiture. La plupart des cases sont des chambres, une ou plusieurs cases servent de cuisine et de brasserie.

Les greniers sont des plateformes intérieures surélevées aménagés dans les chambres. Une série de paniers y reposent.

Comme les Bassari, les Bédik fonctionnent eux aussi suivant un mouvement pendulaire, mais les charges spirituelles associées au vrai village (ikon) par opposition au village de culture sont ici exaspérées. Le village de culture n’a pas la même dignité que le vrai village et il y est même interdit de construire en dur. Les claies en bambous, végétaux facilement dégradables, en raisons de la prolifération des termites, sont la norme pour bien indiquer que ce village est une retraite temporaire, le temps d’une campagne agricole.
 

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Jui
16

Park Niokolo-koba

Le Parc National du Niokolo Koba est l'une des plus importantes réserve d'animaux de l'Afrique de l'Ouest.

Créé en 1954 pour protéger et conserver la faune et la flore menacée, le parc est classé depuis 1981 par l'Unesco comme site du Patrimoine Mondial et Réserve de la Biosphère. Avec le Parc du Badiar en Guinée il forme depuis 1990 le Parc Transfrontalier du Niokolo Badiar.

Le Niokolo Koba est ouvert toute l'année, mais la meilleure période pour le visiter se situe de mars à mai, c’est très chaud et poussiéreux mais en cette fin de saison sèche il est plus facile d’observer les animaux qui se retrouvent près des quelques points d’eau qui subsistent.

Le point de départ des excursions est Tambacounda, à 470 km au Sud-Est de Dakar, desservie deux fois par semaine par le train Dakar > Bamako.

Le droit d’accès au parc coûte 2.000 F.Cfa (3 €) par jour et par personne et son entrée principale est située dans le village de Dar Salam, à 85 km de Tambacounda sur la route de Kédougou. La réserve est très peu habitée mais vous trouverez des hôtels et campements à Niokolo Koba, 130 km de Tambacounda, et dans les villages de Simenti, Wassadou, Mako, Kédougou ...

Les 913.000 ha du parc, protégés et inhabités, sont accessibles aux voitures de tourisme. La location de véhicules est possible, comptez 5.000 F.Cfa par jour (7,62 €). Le Niokolo Koba compte 800 km de pistes, pendant l'hivernage de juin en octobre seulement 100 km sont praticables.

Dans la zone soudano-guinéenne à forte pluviométrie la végétation est superbe et variée, 1.500 espèces végétales recensées dans les savanes arborées, forêts, prairies marécageuses et aux abords des rivières, le fleuve Gambie qui traverse le parc sur 200 km et ses affluents le Niokolo Koba et la Koulountou.

Une vingtaine de guides, répartis entre Dar Salam et Simenti, sont employés par la Direction des Parcs Nationaux. La compagnie d’un de ces guides officiels, 6.000 F.Cfa par jour (9,15 €), qui ont une bonne connaissance du terrain est indispensable pour pouvoir observer les quelques 300 espèces d’oiseaux répertoriés et la plupart des représentants de la faune des savanes de l’Afrique de l'Ouest : le Niokolo Koba compte encore plus de 10.000 phacochères, 2.500 buffles, 2.200 hippopotames, 150 lions et des antilopes, cobes, gazelles, bubales, chacals, hyènes, crocodiles, babouins, patas, singes verts ...


Eléphants, panthères, lycaons et chimpanzés sont menacés d'extinction et deviennent rare dans le parc. La plus grande antilope l’élan de Derby, menacée à travers le monde, est encore présente au Sénégal et au Mali, on en compte 120 dans le Niokolo Koba.

Le Parc du Niokolo Koba ne compte plus qu'une dizaine d'éléphants réfugiés sur le Mont Assirik. Pourtant par le passé cette région en comptait beaucoup, mais la sécheresse des années 80 et surtout le commerce de l'ivoire ont participé à diminuer dramatiquement leur nombre.

Les éléphants ont été massacrés jusqu'aux années 1990, depuis ils sont protégés par la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction.

Dans les régions de Tambacounda et Kédougou, l’agriculture est la principale activité économique, la culture de la banane y est fortement développé. Grâce au passage du train Dakar-Bamako la ville: Tamba est un carrefour de la région ouest-africaine, l’on y trouve tous les produits du Sénégal mais aussi du Mali, Guinée, Gambie, Guinée-Bissa

A voir à l’extrême sud-est du Sénégal, le village de Kédougou et 35 km plus loin Ndindifelo, peuplé en majorité de Peul originaires du Fouta Djallon. Ndindifelo, qui veut dire "au flanc de la montagne", abrite à 30 mn de marche une célèbre cascade et sa piscine naturelle d'eau fraîche et limpide. Avec sa végétation luxuriant l'endroit est magnifique.


Iwol, la capitale spirituelle des Bédicks, à environ 20 km de Kédougou au pied de la montagne Fouta Djalon en Guinée, où les fleuves Niger, Sénégal et Gambie prennent leur source.


Les Bédicks, comme les Bassaris, ont un mode de vie rudimentaire et autonome basé sur l’agriculture et le respect des traditions et du culte des ancêtres.


Pour les chasseurs la région offre la Zone Cynégétique de la Falémé, la plus importante réserve de chasse du Sénégal qui couvre plus d’un million d’hectares entre Kédougou et Bakel.

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