Oct
06

Acteurs de la gestion

Communautés locales


La protection des valeurs culturelles et naturelles du grand territoire proposé pour Inscription au patrimoine mondial est garantie par la population et ses structures sociales traditionnelles, mais aussi par un ensemble de services administratifs, d’organisations internationales et nationales, d’ONG et d’individus. Les rôles et actions des principaux acteurs sont décrits ci‐dessous.

 

Les communautés sont bien organisées et leurs structures sociales sont stables depuis des siècles. Les croyances et interdits sont d’excellents moyens de protection des sites. Ils ont fait leurs preuves et garantissent la bonne conservation des sites jusqu’à ce jour. Préservant leurs rites, interdisant l’entrée des femmes dans certaines maisons où sont gardés les secrets initiatiques des hommes, ces populations ont de tout temps su préserver ce qui leur fournit leur raison de vivre. Dans chaque classe d’âge, auxquelles tout homme appartient, il y a un chef. C’est sur cet homme que repose la bonne marche du système. Il doit veiller à ce que chaque personne remplisse ses devoirs et paye les amendes que lui ont infligé les aînés.
Les règles sont nombreuses et spécifiques à chaque village. Elles régulent autant les comportements, le travail des champs, les relations entre individus, classes d’âge ou sexes, ou que la relation avec la nature. La coupe de certains arbres par exemple est interdite, les arbres pouvant être habités par certains génies.


Chefs de villages


Chaque village est représenté par un chef choisi par le conseil des anciens. Son rôle n’est pas qu’honorifique et nombreux sont ceux qui refusent de l’assumer. La charge est lourde et les privilèges sont rares : quelques journées de travail lui sont dues par les villageois, mais c’est peu comparé à tous les repas dont il doit régaler les villageois.
C’est lui qui servira d’interlocuteur à l’administration sénégalaise, celui qui récoltera l’impôt, celui qui arbitrera les conflits, les divorces, etc.6 Il contrôle également la distribution des semences.


Chefs coutumiers


Les Chefs coutumiers sont les gardiens de la tradition et veillent au respect des règles et des mystères de la coutume. Ce sont eux qui décident des dates des festivités, et les communiquent à l’administration. Ils ont leur propre système de gestion, et se rencontrent chaque mois.


Direction du Patrimoine Culturel (DPC)


La Direction du patrimoine culturel (DPC) est l’institution en charge du patrimoine au niveau national, mais elle ne possède pas de représentants sur le terrain. Le rôle de la Direction est d’apporter son soutien aux initiatives locales destinées à conserver et valoriser les multiples formes culturelles de la région. C’est ainsi que la DPC apporte son
soutien à de nombreux projets tels que la mise en place du village communautaire de Bandafassi qui doit comprendre un centre d’accueil, un musée, des ateliers d’artisanat et un centre multimédia communautaire.

Association des Minorités Ethniques (AME)


L’association existe depuis 2006. L’association sensibilise les populations sur les valeurs culturelles de la région et oeuvrent à la valorisation de ces cultures.
Les festivals jusque là réalisés dans la zone ont concerné les ethnies dites minoritaires. Ils ont été initiés par le conseil régional de Tambacounda dans le cadre de son partenariat avec le Conseil Général de l’Isère.
Progressivement les ethnies sont organisées et responsabilisées à travers d’abord le GIE des ethnies minoritaires devenu Association des Minorités ethniques (AME).
L’association existe depuis 2006. L’association sensibilise les populations sur les valeurs culturelles de la région et oeuvrent à la valorisation de ces cultures. En dehors des festivals, chaque communauté organise en fonction de ses us et coutumes soit des journées culturelles, soit des cérémonies d’initiation.


Association pour le Développement du Pays Bassari (ADPBS)


L’Association pour le Développement du pays Bassari au Sénégal (ADPBS) a été créée le 13 janvier 2008 à Salémata (région de Kédougou) et vise à :

 Renforcer la solidarité, l’entente, la concertation et l’entraide de ses membres ;

 Participer à la formation civique, citoyenne et artistique de la population ;

 Contribuer à la promotion socio‐économique et culturelle de la localité par la création d’activités génératrices
de revenus.

Les réalisations :


 Dès sa création en 2008, l’ADPBS a institué ses journées culturelles et initié un tournoi de l’association doté d’un trophée ;

 Dans le domaine de la formation, l’ADPBS en partenariat avec la FKA a organisé deux séminaires à l’intention des GPF sur « le leadership féminin » et « l’économie sociale de marché ». Dans le même registre, il est prévu un autre module sur « l’éducation aux droits humains et la tolérance » ;

 Dans l’éducation, nous intervenons au niveau des centres d’accueil pour améliorer les conditions de travail des élèves ;

 Sur le plan culturel, des rencontres ont eu lieu avec les chefs coutumiers et les responsables ; L’association a aussi élaboré son plan d’action (2008‐2013).


Région de Kédougou, Départements de Salémata et Kédougou
Depuis la promulgation de la loi du 10 septembre 2008, Kédougou est devenue une région à part entière. Le nouveau découpage administratif donne plus de pouvoir à la région, et doit permettre un meilleur contrôle du développement de la région, grâce entre autres à la création de nouvelles communes rurales, dont Ethiolo, Dar Salam et Ninéfésha qui concernent la zone proposée à l’inscription.


Les services déconcentrés de l’Etat :


Les structures d’appui de la région sont très engagées. Les femmes sont appuyées dans leurs actions par les services déconcentrés de l’administration, selon leurs domaines de compétences. Les SDA participent aux activités d’information, d’animation et de mobilisation des populations et donnent leur avis technique pour assurer que les
actions menées sont cohérentes avec la politique du gouvernement dans le secteur et ne viennent en duplication avec les projets sectoriels en cours, les investissements prévus dans la zone.
Les structures suivantes sont bien représentées dans ces zones ciblées :


- SRADL : Service Régional d’Appui au Développement Local


- IREF : Inspection Régionale des Eaux et Forêts


- Le Service de l’Environnement qui vient d’être installé dans la zone


- SDDR : Service Départemental du Développement Rural


- SRDC : Service Régional du Développement Communautaire


- Antenne de Kédougou de la Chambre des métiers

Les Collectivités locales


Outre les compétences générales liées à la promotion du développement économique, social, culturel, sanitaire, éducatif, scientifique et d’amélioration du cadre de vie des populations ; les CL ont bénéficié de neuf (09) domaines de compétences transférés. Il s’agit de :


- Des domaines


- Environnement et gestion des ressources naturelles (GRN)


- Santé, population et action sociale


- Jeunesse, sports et loisirs


- Culture


- Education, alphabétisation et promotion des langues nationales


- Planification


- Aménagement du territoire


- Urbanisme et habitat


Au regard de toutes ces compétences, il ressort que les communautés rurales sont indispensables dans la gestion du patrimoine culturel et naturel de leur terroir.
Les communautés rurales de Dindéfello, Ethiolo et Dar Salam
Les communautés rurales jouent un rôle majeur dans le développement des territoires. Il s’agit d’une entité composée d’un certain nombre de villages appartenant au même territoire dotée de l’autonomie financière et des compétences suivantes: Education, santé, environnement, aménagement du territoire. Les communautés rurales sont compétentes pour l’exécution et la mise en oeuvre des plans locaux de développement. En matière d’aménagement du territoire, la communauté rurale émet un avis sur le projet de schéma régional d’aménagement du territoire avant son approbation par l’Etat.
Le budget de la communauté rurale est alimenté par des recettes ordinaires (taxe rurale et pour une faible part de certains impôts locaux) et des recettes extraordinaires constituées par les fonds de concours de l’Etat (fonds de dotation).
Les communautés rurales sont administrées par des représentants des populations élus à partir des élections locales (régional, communale et rurale), qui se tiennent une fois tous les 5 ans. La dernière élection au Sénégal est intervenue le 22 mars 2009. Les Présidents des Communautés rurales sont chargés de l’administration de la collectivité et ordonnateurs du budget.


Radio communautaire


La radio communautaire de Kédougou joue un rôle relais très important pour diffuser l’information. Ce média est exploité par l’ensemble des institutions oeuvrant pour la valorisation des cultures de la région.
Le projet MDG‐F prévoit la mise en place d’une radio communautaire rurale à Salémata. La création de cette radio fournira un outil encore plus efficace de promotion et valorisation des expressions culturelles Bassari. L’association « Culture d’ailleurs » de Grenoble en partenariat avec la radio communautaire de Kédougou travaille à la
production et à la promotion d’artistes locaux.


Bureau régional de l’UNESCO à Dakar (www.dakar.unesco.org)


Le bureau de l’UNESCO à Dakar et Bureau régional pour l’éducation en Afrique, plus connu sous le sigle BREDA, est Le plus grand bureau de l’UNESCO en Afrique. Un double mandat lui est dévolu. Le BREDA a joué un rôle clé dans la préparation de cette proposition d’inscription et continuera à s’intéresser de prêt à l’évolution des Paysages
culturels Bassari, Peul et Bédik en tant que bien culturel exceptionnel.

Les partenaires d’appui au développement


Les partenaires au développement se situent à deux niveaux. D’une part, il y’a l’ARD en tant que structure pérenne chargée d’impulser le développement local au niveau des structures décentralisés. Elle est chargée de mettre en oeuvre le programme national du développement local (PNDL) en appuyant à la réalisation d’infrastructures socioéconomiques de base, à la mise en oeuvre des plans de formation. L’ARD, depuis la réforme de 2006, reste l’unique réceptacle des actions de développement au niveau local. D’autre part, les projets, programmes et ONG dont :


- L’Association KEOH :


Elle assure un programme intégré qui va de l’éducation au genre et à la santé de reproduction en passant par la sécurité alimentaire et l’hydraulique. Ses principales cibles sont les collectivités locales, le tissu associatif local surtout les GPF. Sa zone d’intervention s’étend, outre la commune de Kédougou, Tombronkoto, Bandafassi et Dimboli.


- World Vision


La prise en charge de la sécurité alimentaire, la réalisation et l’équipement d’infrastructures à caractère social de base, le parrainage des enfants, les activités génératrices de revenus constituent en majorité ses axes d’intervention dans tout le Département de Kédougou.


- Wula Nafaa :


Cette structure de l’USAID a un programme quinquennal (2008 – 2012). Elle intervient dans l’environnement et la gestion des ressources naturelles, à la biodiversité, à la bonne gouvernance, au plaidoyer et au réseautage. Elle est présente au niveau de Kédougou Département et de Salémata et travaille étroitement avec les collectivités locales et les GPF.
Le Wula Nafaa oeuvre pour la mise en place de réserves communautaires qui sont gérées par les populations. La nouvelle communauté rurale de Dindéfello est en train de bénéficier de l’appui technique et financier du projet par la création d’une réserve naturelle communautaire. De manière générale, les populations à travers Les organisations de producteurs sont aussi encadrées et financées pour une gestion rationnelle des richesses de leur environnement


- ONG La Lumière :


C’est une ONG de développement communautaire qui intervient dans la lutte contre la pauvreté en facilitant l’appui organisationnel des populations et faciliter l’épargne individuelle. Elle couvre toute la région de Kédougou et travaille surtout avec les groupements de femmes (GPF).

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