Les villages Peul sont répartis dans tout le territoire Bassari et Bédik, principalement dans les plaines où l’espace et les pâturages sont plus abondants. Le village de Dindéfello par exemple s’inscrit dans ce contexte. Situé au pied des contreforts du Fouta Djalon, son nom signifie “au pied de la montagne” en langue peul.


Chaque village est composé de plusieurs concessions, plus ou moins dispersées dans la plaine. Les concessions sont clôturées, ce qui permet d’y parquer le bétail. Les clôtures ne s’ouvrent pas mais s’enjambent grâce à un système d’échelle infranchissable par les animaux. Si certains villages semblent éclatés dans le paysage, ils sont en réalités organisés en une seule entité gravitant autour de la mosquée, qui forme le coeur de la vie sociale.

Les villages Peul sont rarement isolés des zones habitées par les autres groupes. Ils s’inscrivent généralement dans des territoires déjà occupés par les Bassari ou les Bédik, avec lesquels ils entretiennent des liens commerciaux. Il n’est pas rare de voir à côté de chaque village Bassari ou Bédik un village voisin Peul, portant le même nom. C’est le cas par exemple de:


- Andiel Peul dans la plaine lié à Andiel, village Bédik sur la montagne
- Nangar Peul dans la plaine, voisin de Nangar, village Bédik

Ce jumelage des villages favorise des échanges entre les Peul et les autres communautés (vente de lait caillé, de beurre de karité…). Dans le cas de Bandafassi, les Bédik sont descendus de la montagne de Éthiowar pour habiter au pied de la colline, là ou les Peul s’étaient installés. Le village comprend aujourd’hui deux quartiers séparés par la route, celui habité par les Bédik et celui habité par les Peul.

   
     
   

 

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